La fin d’un monde

enfant-luneAujourd’hui, 21 décembre 2012. Le 21 décembre, c’est le jour le plus court de l’année. Celui où vient l’hiver. Celui qui s’ouvre par la triste nuit qui a vu mourir assassinés mon fils et ma petite-fille dans les chambres à gaz d’Auschwitz-Birkenau.

C’est donc bien, depuis, tous les ans, la fin d’un monde. La fin d’un monde d’illusion de sécurité pour un petit garçon qui voit disparaître son grand-père et sa tante. Pour toute la famille, la peur sera dès lors encore plus forte et quotidienne.

Le terme tragique d’un voyage, qui impose ensuite de passer à autre chose, à partir du 22, d’aller vers un ailleurs qui ne condamne pas à mort.

Entrée dans l’hiver et pourtant, la fin d’un monde, c’est aussi l’avènement d’un nouveau monde, la sortie d’un tunnel de douleur qui laissera la place aux lumières, grâce aux justes qui les ont semé sur les chemins. D’un tas de cendres renaîtra une vie, sans illusions, mais qui fera de la douceur des justes son épitaphe.

Alors pour ce nouveau monde, du vide à la vie, voici deux poèmes, que je dédie à Benoît et Coralie disparus, et à Elle qui est la vie.

Melaniechagmelanie

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2 commentaires pour La fin d’un monde

  1. sandrine70 dit :

    A reblogué ceci sur A dire d'elles.

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