30 janvier 1933 : un cauchemar à méditer

Journal allemand du 28 février, au lendemain de l'incendie

J’ai connu la guerre de 1870. Mais je suis morte juste avant celle de 1914. J’ai donc échappé aux deux grandes fractures européennes des guerres mondiales.

Pourtant, mon âme errante a vu arriver l’impensable. Et aujourd’hui, je pense à ce jour funeste où la droite nationaliste allemande s’est alliée à l’impensable. Le 30 janvier 1933, en Allemagne, le maréchal Von Hindenburg, héros de la « grande guerre », et Président de la République, appelle Adolf Hitler à la chancellerie. Le NSDAP, le parti national-socialiste, ou parti nazi, est pourtant en perte de vitesse : il a fait 33%  aux dernières législatives, contre 37% aux précédentes, 6 mois plus tôt.

Sa nomination est le fruit de tractations et d’une inconscience totale du danger nazi, face au spectre du danger communiste (et bien d’autres choses). La droite croit qu’Hitler n’est pas dangereux et sera maîtrisable, il n’a pas de majorité au Parlement et il n’y a que 3 nazis dans son équipe. C’est lui pourtant qui en quelques mois à peine va transformer la République en dictature.

Il dissout le Reichstag, convoque des élections pour mars. Pendant ce temps, la SA, milice du parti nazi, commet une cinquantaine d’assassinats de membres de l’opposition.

Son objectif est de convaincre que le danger communiste est là. Il ne recule devant aucun moyen dont une descente au Parti communiste et…

L’incendie du Reichstag, que certains imputent au parti nazi lui-même, dans la nuit du 27 au 28 février, sonne le glas de la République et le début de la folie répressive.
Dès le 28, Hindenburg signe un décret qui met fin aux libertés individuelles et lance la chasse aux communistes (4000 arrestations dont celle du chef du parti). C’est pour les tuer et les mettre à l’écart que seront ouverts, dès 1933, les premiers camps de concentration.

Le parti de Hitler n’a donc jamais eu besoin d’avoir la majorité aux élections pour transformer l’Allemagne en pays de la folie meurtrière et du génocide.

Ils n’étaient que 3, au départ, dans le gouvernement.
En ces sombres périodes, c’est à méditer…

Melanie

 

 

 

 

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